En me relisant, je constate des fautes à chacun de mes articles en anglais, qui me demandent de constamment les corriger. La syntaxe et moi, on est séparés depuis bien des années.
Mon intention est de transmettre mon message, peu m'importe sa forme. C'est comme un véhicule, qu'il soit fabriqué en Angleterre, ou en France, elle nous transporte d'un lieu à un autre.
Je ne conduis pas encore, mais beaucoup me considèrent comme manipulateur. De toute manière, qu'en sais-je des autos? Je me sens plus à l'aise dans les aéros qu'avec les mécanos.
Continuant mon long dénivellement, je me pose la question suivante: sommes-nous tous américanisés?
Oui, car le plus fort l'emporte dans l'histoire. Et s'il ne s'agissait en revanche pas des américains d'être numéro un, alors une autre force prendrait cette place. Å l'instar des postes du marché de l'emploi, ce titre n'est jamais vacant.
Cette hégémonie est une réussite, non par un possible manque d'imperfections, mais par sa manière d'engloutir tout sur son passage. Je veux dire par là qu'ils possèdent un contrôle quasi inégalé et entier envers, non juste leurs propres citoyens, mais ceux du monde entier. Peut-être même qu'ils exercent cette pression hors globe. qui sait.
Un empire exploite son peuple jusqu'à la dernière goutte de transpiration, provenant de leurs efforts.
Ce dernier, se considérant comme un grand intellectuel, n'est rien d'autre qu'une façade, qui perd gentiment sa peinture. Je lui enverrai des boîtes contenant des sprays fixateurs de maquillage, maintenant son status-quo.
Il se croit flexible comme un singe, a-t-il songé la même réflexion face à un flingue?
J'ajouterais aussi dans ces boîtes, divers correcteurs pour le teint, lesquels sont parfaits pour cacher des imperfections qui ne devraient jamais voir le jour. Les gens voient son sourire, moi j'ai aperçu ses boutons, tous remplis de corruption.
Je l'ai même pris en flagrant délit devant son acte, mais le reste des spectateurs a choisi de l'applaudir pour sa vulgarité. C'était-là une scène obscène, et lui qui ne cesse de s'enrichir à son empire, moi, je m'avance de Charybde en Scylla.
Trouver des idées pour se sauver d'une situation ça me demande beaucoup de temps et un bon plan.
Des fois, mes pensées fermentent et je dois ouvrir mes fenêtres, pour laisser l'air frais nettoyer mon esprit, afin d'éviter qu'elles ne pétillent. J'aime apporter aux autres, une belle version de moi, une vision qui convaincant, qui saura être valorisée peu importe le costume, ou l'apparence que j'emprunte.
En espérant que mes interlocuteurs retiendront le noyau de mon message, face à toutes leurs projections qu'ils auront porté sur ma personne. Je ne suis pas très casting, je préfère largement la lumière de la nuit, et les hiboux aussi, contrairement aux gens qui m'ennuient.
Est-ce que nous avons débuté l'année sous un air nouveau, si mes comptes sont tous à moins zéro?
Il est où le bonhomme à monocle? Pourquoi je n'ai pas reçu mon argent après avoir complété mon tour?
Toutes ces sociétés rachetant les plus petites, écrasant leurs adversaires, influençant nos législations, tout cela dans l'espoir que nous acceptions le monopole de leurs industries initiales, je pensais qu'on vivait déjà dans Monopoly.
Pourquoi j'écrirai à titre personnel dans un journal intime? Après toutes les séances psy, je ne trouve rien de thérapeutique à garder ce qui est enseveli de caché. Je suis avant-gardiste, le monde de demain exige qu'on lui délivre nos pensées les plus profondes. Pas besoin d'appeler son facteur, je le fais directement avec l'ordinateur.
Une vie privée? Je ne le trouve pas dans mon dictionnaire.
Je n'ai jamais eu de jardin secret, alors à quel intérêt d'avoir ce sentiment d'autonomie personnelle.
Personne ne m'a arrosé, alors oui j'ai fané. Les arbres et buissons sont tous tondus. Ma dignité est à ras le sol.
Pas besoin de clôturer la parcelle, car personne ne va piquer mes fruits, ravagés de l'intérieur, ni écraser mes fleurs.
Tristement, j'ai beaucoup appris du monde, durant mes conversations, le conscientiser dans mes bouts d'écriture, et l'accaparer sous mes différentes personnalités. Je m'adapte comme je peux, dans une planète qui ne cesse de changer, je protège en interne mon univers et ses galaxies.
Y'a-t-il une étoile qui doit filer sous peu? J'aimerais bien abdiquer de mes propres responsabilités, et aussi de mes souvenirs.
Je répète les mêmes cycles. D'il y a 10 ans, 5 ans, et même datant de plusieurs mois. Rien de m'échappe. Je suis un trou noir qui est en manque de souffrance, apparemment.
Les quiproquos, c'est comme le rococo, c'est plus joli chez les autres.
Quand j'étais encore rempli d'honnêteté et de piété, j'avais adoré lire l'histoire d'individus qui n'ont, pour vies, que des désastres. Semble-t-il que cela m'a influencé, et m'a amené à reproduire leurs choix comme marche à suivre, dans le but de survivre moi aussi. Je grandis, donc je ne me reconnais de moins en moins.
Désormais, je remarque l'inefficacité de chacune de mes stratégies lorsque je dois me sortir de ce navire.
Même si Noël vient de passer, les surprises continuent d'être emballées et adressées en mon nom.
Je ne me crois pas être un botaniste parce que je regarde une émission qui explique la croissance des plantes dans des fabuleux jardins. Je suis sûr que si ces végétaux pouvaient parler, ils hurleraient à chaque poussée de tige.
Et pourtant, il y cette graine, enfouie en moi, qui s'est permise de germer dans mon corps, sans mon accord.
Je ne pense pas que cette graine soit véritablement la mienne. Mais je peux apprendre à grandir avec.
Les autres plantes dans mon jardin ne veulent pas de mon entière transformation. Suis-je exotique, ou simplement menacé d'extinction? Que dirait-il notre Seigneur face à leurs manies?
Cette graine a été conçue à ce rôle, le président du conseil d'administration de la végétation ne fait jamais d'erreur. Toutes ses créations semblent porter sa signature, même si elles servent des fonctions propres selon les espèces.
J'aimerais volontiers continuer ma croissance en paix. J'ai vécu dans les intempéries. Je n'étais pas dans un pot approprié, il était troué, et j'étais voué à l'échec dès mon départ.
J'aimerais apprécier les fruits de mon labeur.
Est-ce sûr de consommer les pommes vides de noyaux à l'intérieur?
Beaucoup laissent l'affaire dans les magasins.
Mais les agriculteurs s'en fichent.
Quelles soient belles et rouges, ou remplies d'asticots, toutes les pommes sont tendres pour eux.
J'aimerais bien porter leurs lunettes à prescriptions rose pour corriger mon pessimisme inculqué.
Et les gens sans cœurs, pourquoi ils reçoivent tout l'amour du monde?
Qui va aimer une plante non aboutie, une expérimentation échoué, non pas issue d'un laboratoire mais d'ailleurs.
Je ne suis pas un canevas demandant de la couleur. Et demander, ce n'est pas dans mon champ d'action.
Je ne suis pas quelqu'un qui demande, car je suis sais que je n'aurais pas réponses.
Ce qui est certain, c'est que je paie le prix que j'ouvre mon porte-monnaie ou non.
Même pas en salle d'attente je possède ma chaise attitrée.
Les réponses à toutes nos questions nous sont rendues, de la même façon que l'espoir est donné, pas gratuitement.
Si je pouvais choisir quelque chose, c'est le numéro de chambre d'hôpital, du jour de ma naissance.
Des conséquences, elles s'y trouvent partout. À croire qu'elles connaissent tout le monde, ou alors elles s'invitent de leurs propres chefs. Qu'adviendrait-il du monde sans moi? Auraient-ils finalement du style? Sortiraient-ils enfin de leurs torpeurs? Suis-je leur favori cataclysme?
Je ne suis pas un vélo, mais les moins impressionnants semblent me confondre pour un. Vont-ils voir que leurs opinions les trahis encore plus? C'est pour ça que j'ai toujours dit que nos droits peuvent être effacés par n'importe qui, tant bien même nos médailles et nos travaux. Il n'y a qu'à se rappeler d'Alan Turing, son peuple d'antan est resté inchangé.
Effacer ma mémoire, c'est vouloir me réprimander encore plus: je n'apprends plus de mes leçons antérieures car des nouvelles arrivent sans cesse, et sans elles, je ne sais pas à qui faire confiance.
Mon espace de stockage semble saturé, alors je devrais m'orienter vers une boutique à mémoires.
Recommencer un chemin, qui, je l'espère, comportera des opportunités qui donnent envie, en contrepartie des obstacles actuels, me rendant encore plus obsolète face à la compétition.
J'ai toujours eu de la chance dans ma vie pourtant.
Des cadeaux, des amis, des nouveaux pots, des structures en métal pour pousser correctement: quoi me manquerait-il désormais afin d'épouser ou d'exaucer mes vœux?
Peut-être que je ne suis pas très habile, car je ne suis pas le meilleur à donner des cadeaux en retour.
C'est comme ces bonhommes qui désirent m'acquérir, en contrepartie de dettes.
Agissant comme des anges, ils investissent en moi, car ils perçoivent quelque chose en moi. Ils auront pensé avoir les connaissances nécessaires pour faire développer mes talents, ou mon potentiel, qui existent selon eux.
Pourtant dans le bouclement, et après plusieurs années, ils seront toujours à zéro avec moi, sans profit d'existence.
Semble-t-il que ce n'est pas la bonne route pour moi à emprunter, voire la bonne vie, car je ne fais que des sens-inverses. Je les paie(rai) tous à mes frais, je le sais.
Toutes les étapes sont difficiles à surmonter.
Des fois je ne me reconnais plus lorsque je suis réfléchi dans un miroir. Qui est-ce cet.... individu?
Chaque année, le miroir en montre un autre. Ce n'est pas comme le musée, les expositions ne nous procurent pas un bien-être, plutôt un malaise profond. C'est un sentiment qui est utilisé durant la connexion parmi mes neurones, celui que mes synapses ont accepté, il y a de ça bien longtemps, sans alternative ni limite en intensité ou fréquence.
Je change de personnalité tous les ans, mais cette fois-ci, je suis effrayé à tout le bon, en plus du mal, que cette nouvelle réflexion dans le miroir va m'apporter cette année. Devrais-je me commander un stock entier de Valium?
Certains se sont libérés des emprises de diverses substances. Ces derniers méritent amplement mes félicitations.
Mais comment se fait-il que je pleurais plus avec mes antidépresseurs, tandis que maintenant j'ai davantage de peine à ressentir ma pluie intérieure, depuis que je navigue les eaux sans médicaments? Je suis inclusif, j'ai testé plusieurs composants. Je les laissais fondre en bouche, et les avalais chaque les soirs. Comment vais-je faire pour me calmer, et me défendre face aux autres, ou lorsqu'il n'y a que mon ombre dans cette pièce, face à moi-même?
Comment ai-je pu évoluer de cette façon, et trahir mes anciens ainsi. M'ont-ils laissé tombé en premier?
Afin de ressentir la chaleur qui a toujours manqué en moi, je reste proche de ma cheminée, et ce, qu'il fasse froid, ou non. Peu importe les saisons, j'ai besoin de chaud, même en été.
S'il y avait un manuel pour la vie, il n'aurait pas bien fait long feu, utilisé pour couvrir mes peurs d'un tissu réchauffant. Cette pièce, si froide, si petite, qui m'étouffe dès que je crois un peu.
Ma cheminée c'est ce qui me console, le souffle chaud qui me fait décoller à un endroit solaire, comme s'il me berçait jusqu'au prochain millénaire.
Qui va m'épouser?
Ou mieux encore, qui souhaite s'unir à une tornade d''illusions, rempli d'émotions, ne cessant de tourner, comme un tournesol qui demande toujours plus de soleil, d'air, ou d'affection.
Une recette garnie de sentiments plus volatile encore que les prochaines prévisions météo.
Pourquoi devrait-on s'accepter soi-même, si le monde nous tolère mieux sous terre.
Qui va m'exhumer de cette angoisse, celle qui timbre mon cœur chaque jour, et qui réanime les défunts souvenirs.
J'ai tout fait dans ma vie, pour ne pas répéter des échecs, tout en poursuivant sans jamais me retourner.
Je hais que je me sente confiné, et forcé à divulguer tous les corps que j'ai enterré si profondément, qui ont eu l'opportun de partager les mêmes désirs que moi.
Je ne suis plus très champagne, les bulles me picotent et me disent dans leurs langues que je ne mérite pas leur jus.
Me demander d'exhumer des parties enfouies en moi, c'est accepter ce qui ne devrait pas l'être.
Si on ouvre le vase, saurons-nous capable d'accepter les tâches ou les maux qui en découleront?
Qui va me prédire mon avenir? Puis-je prétendre à une vie excitante, riche en abondance et de tendresse, peu importe le sort des cartes? J'ai toujours vécu dans la maison Dieu, je suis habité par ma foi dans mon succès-car je le mérite de toute manière. Quelque soit le nombre dérisoire, les frais, ou ses acomptes, je ne suis pas né le plus intelligent, ni le plus riche, mais je ne crois pas mourir pauvre et bête, alors je paierai ma part en ce sens.
J'avais apprécié croire que le monde était prêt à me donner un futur mari, sauf que dans mon lit, il n'y a que de la place pour mes cauchemars.
Ils habitent mon corps, communiquent avec moi, et tissent une toile indestructible, me gardant prisonnier pour de bon. Ce sont eux mes maîtres, et ils me font répéter la même leçon.
L’ORCHIDÉE
J’ai toujours eu de la chance dans ma vie pourtant. Des cadeaux, des amis, des nouveaux pots, des structures en métal pour pousser correctement: quoi me manquerait-il désormais afin d’épouser ou d’exaucer mes vœux? Peut-être que je ne suis pas très habile, car je ne suis pas le meilleur à donner des cadeaux en retour.
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