Ces derniers mois, je peine à répondre à la simple question : qui suis-je ?
Quand le soleil se couche, mon âme respire à nouveau dès l’aube. C’est durant cette période froide et nocturne, que les ténèbres s’avouent être mes meilleurs complices.
Je suis connu pour occuper la cuisine uniquement pour but de préparer mes plats végétaux et de sortir de la pièce immédiatement après. Ne pas déranger la fabrication des "vrais plats", et m'excuser pour être différent.
Tant mieux pour moi, je n'ai pas à commettre un menu entier. Ou alors je ne plaindrai alors pas les invités à sortir de table, de la même façon qu’ils sortent de ma vie, car je peinerai à les rassasier par ma simplicité, et qu'ils resteraient affamés par ce dont je ne peux produire sainement.
Que s’est-t-il produit durant la recette qui a causé mon plat de ne guère plus leur plaire.
À quel moment me suis-je déconnecté du monde ?
J’ai cru avoir choisi la bonne voie dans ma vie, s'agissant d'une destinée qui lie mes rêves, ou des fausses aspirations, et de l'espoir d’être la personne dont j’avais rêvé d’être depuis des décennies. Être similaire à mes semblables, la façade est rompue, telle est la communication. Nous ne parlons donc plus la même langue.
Leurs paroles ne traversant pas mes écoutilles, elles rejoignent dorénavant le lac des navires échoués.
C’est une entité, ou une certaine figure, qui a pris la possession de mon esprit. Elle a pris ses aises dans mon vaisseau, ou mon corps. Je le sais, et je le sens, depuis fort longtemps déjà.
Incarne-t-elle moi, ou s’agit-il de moi qui prend forme de celle-ci ? Vous savez très certainement qu’elle est au courant de ma perception de sa présence, et je le ressens au plus profond de moi. Elle reste immuable face à toutes mes peurs.
Aussi, elle préfère avancer toute seule. Sans l’aide de personne. Pourquoi ne croit-elle pas aux humains ? A-t-elle perdu aussi confiance dans leur humanité ?
Qui suis-je finalement ? Quel est mon rôle, si je ne suis pas mon personnage ?
Ce qui mis sous vitrine, comme rendue inaccessible, ou proposé comme pièces de bon marché, c’est mon estime de soi. Mais moi, je ne suis plus moi. Je suis, pour le moment, personne. Je ne peux accepter les risques, càd les conséquences potentielles causés par mes choix, qui incluraient, entre autres, d’exister, d’aimer, d’envier, de crier, ou encore-même de retenir mes larmes.
Je deviendrais une proie comestible face à tous ces prédateurs, masculins, mais pas seulement.
Je me rappelle plus quand la transformation de mon personnage a débuté, ni quand elle a commencé à me préoccuper, ayant occupé mon esprit et celle des autres. Comme si ma vie était le problème des autres, et qu’ils devaient remédier à une solution, sur mon existence dictée non par leurs lois, mais par moi et ma Foi.
La jauge est-elle suffisamment complétée ? Elle nécessite des ressources, des efforts laborieux, des outils sophistiqués. Moi, je suis bien trop rudimentaire, donc je me préoccupe en vacant à mes activités, peu importe lesquelles sont-elles. La vie, elle résonne comme la tonalité d’une sonnerie, passée inaperçue, car silencieuse, et obscure.
Cette transformation nécessite une approbation. Une signature requise dans un contrat que je n’ai jamais prêté attention lors de ma naissance. Moi la seule signature que j’ai apprivoisée, c’est Lancôme. C’est mon sang qui complétera cette étape.
Des océans saturés de mes larmes, encore heureux que ce ne soit pas l’encre de choix. Est-ce que je remplis un seau au cas-où, ou c’est un sceau qui doit être apposé ?
Donc je suis en pleine métamorphose. Je ne sais pas depuis combien de temps. Si cela dure depuis des années, et si les gens remarquent d’abord mes ailes avant les battements de mon cœur. Je me sens jugé, car je sais que je suis inconventionnel. Malheur pour un monde qui cherche de la valeur dans son cœur. Moi je suis rempli de noirceur après qu’ils aient eu lancé leur torpeur, quelle stupeur.
Encore faudrait-il qu’une jolie destination soit inscrite dans le GPS. Savons-nous où nous nous dirigeons ? Je compte bien ne pas me laisser faire marcher dessus.
Abrasif, c’est quand je m’estime intelligent suffisamment pour contrecarrer les plans de ma destinée. Si je ne suis pas en contrôle de mon escalier interne, alors personne le sera. Mes paupières s’annoncent déjà lourdes. Toutes ces marches que j’ai empruntées pour arriver au chalet, m’en suis-je aperçu du chemin parcouru ?
Est-ce que je régresse dans mes stratégies de survie ?
J’espère que si je devienne un papillon, j’aurais la chance de voler vers un endroit sûr, un lieu où il fait toujours chaud, où les individus sont chaleureux, et l’hiver on marche à pieds nus lorsque nos ailes ne peuvent plus porter nos malheurs.
Être une personne avec du caractère, c’est une marque qui signale qu’on demande du respect à nos convictions. J’ai toujours envié les gens qui ont eu l’autorisation de grandir dans leurs manières d’êtres.
Des années auparavant, manger végétal ou choisir un mode de vie axé autant que possible dans l’évitement de la cruauté envers les animaux ou l’environnement, m’a beaucoup marqué, très rapidement.
Pourtant, je reconnais-là un contraste entre ma vision des choses, et celle des autres. Si Dieu ne valide plus nos sacrifices, pourquoi est-ce que nous restons bornés à nos faux idéaux, et détruisant des vies dans cette optique illusoire ? Sommes-nous si avancés, après des millénaires passés, si nous croyons encore que notre alimentation soit toujours en tendance ?
Sans parler des légumineuses, il y a comme une graine qui ne cesse de croître en moi. Moi qui pensais que mon corps était stérilisé face aux changements, le terrain est fertile mais je ne suis pas maître de ma terre, bien au contraire, la graine rebrousse vers le féodal. Et elle ne patiente pas, me forçant à commettre des erreurs si je ne souhaite pas grandir avec. Ce n’est pas le safari, je n’ai pas l’envie de devenir comme une girafe. Je suis bien assez visible comme ça avec mes rayures.
Il ne fait pas noir ni glacial dans ces terrains. Le chaud règne là où elle germe. Les racines, ses feuilles, ses voisines vertes, sont toutes ravissantes, alors je m’inquiète peu.
Je croyais que mes amis resteraient fidèles à mes envies, mais ils sont leurs propres individus. Avoir une communauté ou un groupe d’amis, c’est donc du passé.
Je leur ai souhaité un bel avenir, sans moi, car incapable de fournir ma vraie personnalité à travers nos amitiés.
Je doute qu’ils réussissent sans moi, quand le monde est si cruel avec moi, et que je peine à voir le bout du tunnel. Comment vivent-ils les choses ?
Eux, ils sont comme l’eau, acheminée par des aqueducs, raffinés, et lesquels ils traversent sans se soucier de la moindre pression, qui est sous-jacente, car ils sont entourés de personnes bienveillantes, à l’instar de moi. Ils sont appréciés pour qui ils sont. Je ne suis pas sorti de ma coquille. Je n’ai jamais pu éclore, je me dis stagnant comme une étoile qui brille dans la mer, alors que je pique tel l’oursin s’il est approché de près. Je suis plus un pont, lequel on marche dessus afin d’atteindre sa destination, et qu’on oublie de rénover après les intempéries, sachant qu’elles apparaissent plus fréquemment avec le changement du climat.
Je pensais réussir aux prochaines tentatives de mes leçons échouées.
Si innover avait été sans frais, j’aurais changé ma garde-robe afin de porter du JPG, à la place de les voir en format photos lors des collections printemps été.
Si mon porte-monnaie avait un coach de vie, il pourrait ainsi contribuer à mes envies vestimentaires. Mais il faut porter d’abord du courage, et se vêtir en pensant à sa sécurité, avant même d’aborder des achats qui nous feraient vraiment du bien.
Je ne veux pas être une ancienne version de moi-même. Je ne devrais pas avoir peur à porter un style qui coule dans mes veines, les leucocytes ne vont pas se plaindre d’un peu de Pierre Cardin.
Me sentir en paix c’est un sentiment inestimable pour moi. Qui désirerait acheter ce nouveau métaux rare, sûrement utilisée comme réserve de monnaie, un jour.
Les gens voient quelque chose en moi, quelque chose qui m’est interdit en contrepartie de ressentir, d’accepter, ou simplement d’y prêter attention.
Je ne possède pas de marges de manœuvre, ne choisissons-nous pas vraiment nos avatars sur ce globe. Je ne vais pas créer mes propres règles, si ?
Devrait-on demander une licence pour être soi-même?
Le silicone irait non pas dans ma poitrine, mais bel est bien sur mon visage. J’aimerais ne pas être pris comme cible en ville. Avoir des émotions, c’est futile. Les rendre accessible pour lecture aux autres, c’est rendre pire les choses.
Je me rends bien compte que les gens pensent voir de l’or en me voyant. C’est l’effet qui me vient en tête, comment expliquer d’une autre façon leurs réactions lorsqu’ils me voient ? Je suis comme une plaque de 24 carats, touchez-moi avec la plus grande prudence, car je suis trop malléable pour la vie de tous les jours.
Avons-nous retourné le respect et la tolérance, pour le néo-libéralisme ou américanisme à la place ? Je me poserais cette question si nous n’avions plus de journalistes ni des médias encore impartiaux, soit non-compromis face aux lobbies.
Si je suis éthique, ce sont les régulations de mon jardin secret qui le demande, dans le but d’opérer. Maintenir mes fleurs, oui mais par la tolérance. Une valeur qui m’enivrerait en vrai. Si, à la place, j’avais arrosé mes jonquilles par le venin duquel je me trouve le récipient jour après jour, elles auraient vouées à faner, et moi par la même occasion.
Là où mes droits ne peuvent pas être bafoués, car je suis rempli d’éthiques, et d’un cœur, même si c’est peu visible pour d’autres.
Je montre alors l’exemple, car il s’agit du seul et unique endroit qui reste intemporel face aux tendances nuisibles ou actuelles, le status clos climatique ne perturbant pas sa symbiose, me protégeant le courant d’un bref instant de la destruction qui porte mon nom comme cible.
AVANT-GARDISME ET ROMANTICISME
Si je suis éthique, ce sont les régulations de mon jardin secret qui le demande, dans le but d’opérer. Maintenir mes fleurs, oui mais par la tolérance. Celle qui m’enivrerait en vrai. Si, à la place, j’arroserais mes jonquilles par le venin que je reçois jour après jour, elles seraient vouées à faner, et moi…
—
Discover more from US
Subscribe to get the latest posts sent to your email.